Spasmophilie : ce qu’il faut savoir

Désignée comme étant un ensemble de symptômes liés à un état d’anxiété, la spasmophilie se manifeste notamment par des crampes, des palpitations et de l’hyperventilation. Quelles en sont les causes, comment reconnaître une crise, quels sont les traitements recommandés ? Réponses dans cet article.

La spasmophilie, qu’est-ce au juste ?

La spasmophilie est définie par les experts comme une forme légère de tétanie regroupant plusieurs symptômes typiques d’un état anxieux : des crampes, des fourmillements, de l’hyperventilation ou encore des contractures. Touchant majoritairement les femmes, elle se manifeste par une sensation de malaise général, et peut s’accompagner de troubles neurologiques comme des vertiges, des nausées, une sensation d’étouffement, des spasmes intestinaux, des troubles auditifs et visuels, une succession de sensation de chaleur et de froid…

Une crise de spasmophilie est particulièrement angoissante pour la personne qui la subit. Et pour cause, certains muscles se contractent involontairement, ce qui peut être très impressionnant. Les crises ont des durées variables, de quelques minutes à une heure. Pour les personnes qui ont une forme sévère, les crises peuvent se succéder plusieurs fois pendant une journée. Il est cependant à noter qu’il existe des types de spasmophilie sans crise aigüe, les principales manifestations étant des maux de têtes intenses et des troubles digestifs qui s’installent parfois pendant plusieurs semaines.

Selon les experts, une crise de spasmophile est principalement provoquée par le stress et l’angoisse. L’angoisse entraîne une hyperventilation qui, à son tour, va provoquer des troubles dans les échanges neuromusculaires et métaboliques. Une crise pourrait être provoquée par une association des troubles de la conduction de l’information entre les neurones et les muscles et du métabolisme du calcium. Par le passé, on a longtemps associé la spasmophilie à une carence en calcium ou de magnésium, mais cette hypothèse a été démentie par les recherches.

Comment traiter la spasmophilie ?

Même si des anxiolytiques sont parfois prescrits pour traiter la spasmophilie et pour permettre d’atténuer les crises violentes, il n’y a pas, à vrai dire, de traitement médical contre ce trouble. En effet, les crises ne proviennent pas d’un dysfonctionnement métabolique. Le plus important, c’est que la personne puisse rapidement retrouver son calme et une respiration normale. Pour cela, elle peut respirer dans un sac, de manière à inspirer de l’air plus pauvre en oxygène. Cela permet de retrouver rapidement l’équilibre acido-basique de l’organisme, et par conséquent le pH propice au bon fonctionnement du système neuromusculaire.

Autre élément à ne pas négliger pour une personne sujette à la spasmophilie, le sommeil qui permet de réduire le stress et l’angoisse. Les activités relaxantes comme sa sophrologie ou encore le yoga leur sont particulièrement indiquées, ainsi qu’une alimentation équilibrée et une hydratation optimale : au moins 1,5 litre d’eau par jour. Il en est de même pour les aliments riches en calcium comme les produits laitiers et les eaux minérales, ainsi que les aliments riches en magnésium comme les noix, les fruits et les légumes verts. Pratiquer régulièrement une activité physique peut aussi avoir un effet bénéfique, car cela diminue la tension nerveuse. Par contre, la consommation de tabac, de café, de thé et d’alcool doit être diminuée.

Certains spécialistes préconisent les remèdes naturels pour le traitement de la spasmophilie, notamment la prise de prêle qui est riche en silice, à raison d’une ou deux gélules par jour pendant dix mois. La silice facilite la fixation du calcium, du magnésium et du phosphore. D’autres experts recommandent la prise de passiflore en cas nervosité excessive et d’anxiété, et de valériane en cas d’insomnie. Il est à savoir que prendre du magnésium à forte dose n’apporte qu’un soulagement passager, et peut même entraîner une dépendance. En outre, plus on ingère du magnésium, plus le rein réagit en le laissant s’échapper dans les urines, et cela pourrait s’aggraver sur le long terme. Il est donc conseillé de prendre du magnésium à dose modérée, en association avec du potassium et du phosphore. Enfin, il est conseillé de consulter un médecin dès les premières crises pour confirmer le diagnostic.

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