Maryam Radjavi et sa lutte contre la tyrannie religieuse iranienne

Maryam Radjavia a vu le jour le 4 décembre 1953 en Iran. Issue d’une famille de classe moyenne,  elle a fait des études d’ingénieur en métallurgie à l’Université de technologie de Charif à Téhéran. Mais qui est donc cette femme qui tient à revendiquer ses droits en luttant contre la tyrannie religieuse iranienne ? Dans ce qui suit, découvrez la vie de Maryam Rajavi.

Le parcours de Maryam Radjavi

Étant jeune étudiante, elle a vu son frère Mahmoud qui était membre de la résistance iranienne appelé OMPI emprisonné puis tué sous le régime du Chah. Ses deux sœurs aussi ont été assassinées sous ce même régime. Ces injustices l’ont poussé à intégrer le parti de la résistance iranienne en 1973. Elle fut alors élue Secrétaire générale du parti de 1989 à 1993, puis lors d’une session plénière elle est nommée présidente du CNRI. Le Conseil Nationale de la Résistance iranienne est une coalition constituée de plusieurs organisations de l’opposition iranienne ainsi que de personnalités politiques de premier plan.

Que représente le combat de Maryam Radjavi ?

Sa lutte évoque un défi politique, social, culturel et idéologique. Elle se bat pour que les femmes, malgré les lois de l’islam, soient égales à l’homme. Elle opprime cette tyrannie religieuse qui consiste à mettre les femmes à un niveau inférieur par rapport à l’homme. Dès lors, Maryam Radjavi souhaite que les femmes accèdent au pouvoir, contrairement à ce que les Mollahs veulent. C’est pour cette raison qu’elle se tient aujourd’hui à l’avant-garde de la lutte pour un changement démocratique.

C’est l’hostilité envers les femmes qui poussa Maryam Radjavi à mener sa lutte. À noter que le cœur du conflit ne se trouve pas entre l’islam et le christianisme ou vers une islamisation plus judaïque. Le combat se situe surtout entre la liberté et la servitude entre l’égalité ainsi que l’oppression doublées d’injustice. Depuis 1979, il y a eu une croissance de la gent féminine qui participe aux manifestations organisées. Le terrorisme a été une méthode d’intimidation pour faire reculer Maryam, mais les mouvements ont eu beaucoup plus d’ampleurs et se sont étendus partout dans le monde comme en Europe.

Mise à part cette lutte contre la tyrannie religieuse, voici des campagnes qu’elle a également menées :

  • La campagne internationale pour sortir l’OMPI, longtemps considéré comme une organisation de terroristes, de la liste noire ; Maryam a dénoncé les accords secrets dans le cadre de la complicité des Mollahs ; l’OMPI fut retiré de cette liste en 2009 par l’Union européenne.
  • La campagne internationale pour la défense des membres de la résistance d’Achraf et Liberty : les Achrafiens ne seront reconduits en toute sécurité vers l’Arabie que plusieurs années après la lutte ; des centaines de personnes ont été tuées par les bombardements des Mollahs pendant les années 2009, 2011 et 2013.
  • Le mouvement pour la justice des victimes du massacre en 1988 : Maryam dénonçait les massacres politiques des prisonniers tués en 1988. Considérés comme étant un crime contre l’humanité, les auteurs ont été traduits en justice et reconnus coupables internationalement.

Maryam Radjavi est un bon exemple à suivre, surtout face à l’islamisation extrême et intégriste qui s’amplifie de jour en jour.

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